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GALERIE BLOG de Phil'zard - atelier-ensemble
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Blog Composer une nature morte

Blog Composer une nature morte

1. Choisir les éléments

N’importe quel objet usuel peut trouver sa place au sein d’une nature morte : coupe de fruits, vase fleuri… mais aussi paire de bottines usagées, jouets, pile de linge repassé, etc. Ensemble, ces différents objets doivent raconter une histoire, par exemple celle d’un repas interrompu : assiette à moitié vide, verre de vin, miche de pain entamée… Vous pouvez aussi réunir des sujets hétéroclites, présentant un point commun : formes verticales, couleur ou matière identique (métal, verre…).

2. Composer la scène

Recherchez toujours une mise en scène réaliste. Posez les objets sur une surface qui leur correspond : parquet pour les jouets, sol carrelé pour les chaussures, nappe pour les corbeilles, fauteuil pour un chapeau, etc. Rapprochez suffisamment les sujets suffisamment pour créer un lien entre eux. Hiérarchisez les objets : en fonction de leur taille (les plus grands derrière) et de leur importance dans votre récit. Dans une scène de repas, une salière, même très ouvragée, reste un élément mineur. Placez-les sur différents plans pour renforcer la profondeur de l’image. Certains objets peuvent en masquer partiellement d’autres. Suggérez un cheminement visuel : par le plissé ou les motifs obliques d’une nappe, amenez l’œil de l’observateur jusqu’au principal centre d’intérêt. Posez des jalons : un fruit tombé accidentellement renvoie vers le compotier, etc.

Un conseil : prenez votre temps ! Multipliez les essais et attendez d’être pleinement satisfait avant de commencer à dessiner.

Le bon geste : Éclairer dans les règles

Travaillées tout en douceur ou exploitées franchement pour dramatiser la composition, c’est par l’alternance d’ombres et de lumières que vous offrirez à vos sujets des volumes réalistes. L’intensité de la source lumineuse et l’angle sous lequel elle aborde les différents sujets sont fondamentales. Choisissez-les soigneusement.

3. Définir une gamme tonale

Préparez votre palette en éclaircissant et en assombrissant progressivement chaque teinte dominante pour obtenir des dégradés riches. Efforcez-vous de mettre deux ou trois couleurs en jeu : rouge et jaune, par exemple, pour retrouver tous les orangés d’un fruit en cours de mûrissement. Travaillez les couleurs des sujets en fonction de l’atmosphère recherchée : éclatante sur une nappe de pique-nique, la même tomate virera au brun sur une table de bois éclairée à la bougie.

4. Travailler les ombres et les lumières

Pour bien visualiser les jeux de lumière, renforcez au maximum l’intensité de la source lumineuse, le temps d’effectuer les premières esquisses et de positionner sur le papier les trois types d’ombrages auxquels vous serez confronté :

Les ombres portées, créées par chaque sujet sur le support, à l’opposé de la source lumineuse. Le modelé de l’objet, dont chaque aspérité « fonce » la zone placée immédiatement en retrait. Les ombrages secondaires : chaque objet en amont de la trajectoire lumineuse influe sur la luminosité de ceux qui se trouvent derrière lui.

Mémo : un rendu réaliste

Chaque matière capte différemment la lumière : brillance sur le verre, reflets plus ténus sur le métal, incidence très faible sur le bois…

Les couleurs s’influencent entre elles : une nappe cramoisie conduit forcément à introduire un peu de chaleur dans les teintes des objets posés dessus...