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GALERIE BLOG de Phil'zard - atelier-ensemble
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Blog : Le tableau « Un bar aux Folies-Bergère » de Manet accusé de sexisme

Blog : Le tableau « Un bar aux Folies-Bergère » de Manet accusé de sexisme

À Londres, la Courtauld Gallery a revu l’étiquetage du tableau d’Édouard Manet, « Un bar aux Folies-Bergères » pour avertir les spectateurs de la « misogynie » de l’œuvre. Cette prise de position « woke » n’est pas passée inaperçue.

Blog : Le tableau « Un bar aux Folies-Bergère » de Manet accusé de sexisme

C'est un tableau signé du peintre français Édouard Manet, « Un bar aux Folies-Bergères ». Réalisé, en 1882, un an avant la mort du peintre, il représente une serveuse du célèbre café-concert parisien qui fixe le spectateur et un client masculin que l’on peut voir dans un grand miroir derrière elle… Ce qui a valu à la toile d’être accusée par la galerie de « misogynie ».

Sur le nouvel écriteau qu’elle a réalisé, la Courtauld Gallery souligne l’expression « troublante » de la serveuse « d'autant plus qu'elle semble interagir avec un client masculin". Elle avertit ainsi les spectateurs du « male gaze » du tableau qui, en représentant un homme face à la serveuse, impose une perspective d’homme hétérosexuel. L’écriteau ajoute même que la serveuse « n'est qu'un élément parmi l'assortiment alléchant proposé au premier plan : vin, champagne, liqueur de menthe poivrée et bière British Bass ».

Il n’en fallait pas plus à la Courtauld Gallery pour s’attirer les foudres des spécialistes de Manet les plus conservateurs. Taxée de « woke », elle a néanmoins reçu le soutien de l’historienne de l’art Ruth Millington. Interrogée par le Telegraph, elle donne raison à la galerie londonienne, dont elle loue la « tentative malicieuse de dénoncer la misogynie » d’un tableau qui « centre involontairement le regard masculin » vers l’homme du tableau.

« Dans une peinture aux regards multiples, il est injuste et misogyne de mettre l'accent sur la perspective masculine. Je préférerais lire une nouvelle étiquette qui invite les spectateurs à imaginer ce que pense la femme », a ajouté Ruth Millington.